Le cimetière du Père Lachaise
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Montée des marches pour le ciel
Avec plus de 2 millions de visiteurs chaque année, le cimetière du Père Lachaise est devenu un des lieux parisiens les plus visités au même titre que la Tour Eiffel ou l'Arc de Triomphe. Paris, 20e arrondissement, au numéro 16 de la Rue du Repos, se trouve l'entrée d'un cimetière pas comme les autres.
La petite histoire
A la fin du XVIIIe siècle, une application tardive de la loi de 1765 interdisant les cimetières en ville, décide la fermeture du cimetière des Innocents (à l'emplacement de l'actuelle fontaine des Innocents, près du Forum des Halles, dans le 1er arrondissement). Les ossements du cimetière sont déplacés dans les catacombes, Place Denfert-Rochereau dans le 14e. De nouveaux cimetières sont donc aménagés en dehors des limites de la capitale, limites alors complètement différentes de celles que nous connaissons aujourd'hui. C'est en mai 1804 que le Père Lachaise est donc officiellement ouvert et destiné aux inhumations des habitants des quatre arrondissements de la rive droite (les 5e, 6e, 7e et 8e arrondissements de l'époque). Les défunts auront le choix entre la fosse commune ou la concession à perpétuité.
Mais le succès se fait attendre pour cet endroit pourtant charmant mais quelque peu vallonné ! Les Parisiens n'ont pas envie de se faire enterrer sur les hauteurs d'une colline.
Les années passent et les tombes ne fleurissent pas plus que ça, jusqu'au jour où la mairie décide d'organiser le transfert de dépouilles de ce que l'on peut appeler les "célébrités de l'époque". C'est ainsi que Molière, La Fontaine ou encore Héloïse et Abélard déménagent pour cette nouvelle dernière demeure. Le résultat est immédiat: en 1830, le cimetière compte 33 000 tombes, en 1870 le chiffre est doublé. C'est désormais "The Place to be...dead"! Tout le gotha s'y retrouve dans un enchevêtrement de tombeaux, baroques pour les uns, néo-classiques pour les autres, c'est un festival d'architecture de tous ordres et toutes origines pour le plus grand plaisir des visiteurs qui affluent dans ce lieu chargé d'émotion, de beauté, de spiritualité et de mystère.
Un espace verdoyant au cœur de la Capitale
Outre l'aspect pratique de l'endroit et son côté quelque peu mortel, il ne faut pas oublier la beauté du lieu. Il y a là près de 5300 arbres et quelques 93 hectares sur lesquels cohabitent des tombeaux, certes, mais aussi des bancs à la disposition des nombreux promeneurs (des visites guidées sont régulièrement organisées et l'entrée n'est pas payante), de magnifiques espaces verts parfaitement entretenus, une faune éclectique: il n'est pas rare de croiser quelques écureuils, des chats et, folklore oblige, d'énormes corbeaux venus saluer les habitants perpétuels du lieu.
Les photographes en herbe à l'affût de couleurs chatoyantes en prendront plein les yeux dès la saison d'automne arrivée. Le Père Lachaise sous le soleil entre les marronniers flamboyants est un spectacle de chaque instant.
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Cimetières
Les « Guest Stars » du Père Lachaise
On ne présente plus l'une des tombes (sinon LA tombe) pour laquelle des cars entiers d'étudiants étrangers stationnent en double file devant l'entrée du cimetière. James Douglas Morrisson. Jim Morrisson pour les intimes, Jim pour les initiés. Leader du groupe mythique du milieu des années 60 "The Doors", il décède rue Beautreillis, à Paris, le 3 juillet 1971, à l'âge de 27 ans. Cette sépulture tant adulée a même dû subir une réfection, son état de dégradation étant tel que des barrières ont finalement été installées autour, ainsi qu'un vigile. Impossible donc de passer outre.
Mais on croisera également les résidences éternelles d'Alfred de Musset, pas loin de Félix Faure, Colette, Yves Montand qui repose aux côtés de Simone Signoret, Sarah Bernhardt, Honoré de Balzac, Frédéric Chopin, le Baron Haussman, Pierre Desproges, Edith Piaf, Marcel Proust, Oscar Wilde, Alan Kardec (fondateur du spiritisme, sa tombe est sans doute la plus fleurie de tout le cimetière) mais aussi, plus récemment arrivés, Henri Salvador, Alain Bashung ou encore Mano Solo, Laurent Fignon et Claude Chabrol. La liste est sans fin. Tant de personnalités qui ont marqué à jamais l'histoire. Elles peuvent désormais s'octroyer un repos largement mérité.
Se faire enterrer au Père Lachaise
Si l'envie vous prend de vous faire enterrer auprès de Jim ou d'Oscar, sachez que cela est encore tout à fait réalisable. Il reste de la place au Père Lachaise. Le budget Inhumation n'est pas sans conséquences sur le compte bancaire, mais cela ne reste pas réservé à une élite comme on pourrait le croire. Il suffit simplement de remplir les conditions premières qui sont la domiciliation ou le décès à Paris. A titre indicatif, on trouve des concessions de deux mètres carrés qui sont de 10, 30 ou 50 ans. Il y a aussi la possibilité d'acquérir une concession perpétuelle.
Les tarifs démarrent à environ 700 euros pour une concession de dix ans, 3500 euros pour 50 ans, et le nec plus ultra du repos éternel : 11000 euros pour une concession perpétuelle (hors frais d'obsèques bien entendu).
Vous pouvez également opter pour l'incinération et réserver votre petit casier au Colombarium du Père Lachaise: compter 1600 euros pour une concession de 50 ans.
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