La réduction de corps  est l’opération qui consiste à déposer dans une boîte à ossements ou reliquaire les restes mortels d’un seul corps.

La réunion de corps, comme son nom l’indique, consiste à rassembler dans une même boîte à ossements les restes mortels d’au moins deux défunts.

Aucun texte ne réglementant ces opérations, il revient au juge d’apporter une réponse en cas de problème. En effet, le juge ne considère pas que la réduction et la réunion de corps soient soumises au régime des exhumations.

Cette manipulation funéraire est demandée par les particuliers pour libérer des places au sein des concessions de famille dont toutes les cases sont occupées afin d'y inhumer un nouveau corps sans avoir besoin d'acquérir une nouvelle concession.

Ces demandes tendent à se multiplier et sont justifiées pour des raisons économiques évidentes vu le coût des concessions.

 

Démarches à effectuer pour une réduction ou réunion de corps

Il est essentiel d’indiquer que la réduction et la réunion de corps peuvent être expressément interdites par le règlement du cimetière.

Cette opération ne peut être effectuée que cinq ans au minimum après l’inhumation des corps.

La réduction de corps est conditionnée par la délivrance d'une autorisation d'exhumation par le maire de la commune concernée, prévue à l'article R. 361-15 du code des communes, à la demande du plus proche parent de la personne défunte qui justifie de son état civil, de son domicile et de la qualité en vertu de laquelle il formule sa demande. La Mairie vérifiera que tous les ayants-droits sont d'accord avec cette opération.

Lorsqu'il n'est pas possible d'avoir tous les accords (ex : un ayant-droit est à l'étranger ou n'est plus en état de signer consciemment un document), on fait signer une attestation sur l'honneur par l'un (ou tous les autres) ayant-droit, ce qui dégage la responsabilité de la mairie.

La société de pompes funèbres peut se charger d'obtenir cette autorisation.

Si la commune autorise donc les réductions ou réunions de corps dans son règlement de cimetière, ce dernier devra donc en prévoir les conditions d’exécution (surveillance par la police....).