La maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson touche près de 110 000 personnes en France et environ 10 000 nouveaux cas sont signalés tous les ans.

Cette maladie dégénérative reste pour l’instant incurable. La prévalence de la maladie augmente avec l’âge. Alors qu’elle touche environ 1 % de la population âgée de 65 ans et plus, ce taux dépasse les 2 % au-delà de 70 ans. Les hommes (55 %) sont plus touchés que les femmes (45 %).

C’est une maladie neurologique chronique et évolutive causée par la perte de cellules neuronales dans une partie du cerveau que l’on nomme la « substance noire ». Ces cellules produisent la dopamine, un des médiateurs de l’influx nerveux qui agit comme messager entre les cellules du cerveau impliquées dans le contrôle du mouvement (synapses). La diminution significative de dopamine résultant de la destruction des cellules entraîne l’apparition de troubles moteurs et psychologiques, troubles du sommeil, état dépressif, etc.

Trois symptômes moteurs principaux signalent l’existence de la maladie de Parkinson : un tremblement de repos agite les membres, surtout les extrémités (les pouces). Néanmoins, ce symptôme ne se manifeste pourtant que chez les deux tiers des personnes atteintes.

Autre symptôme : une lenteur des mouvements ou encore une altération des mouvements automatiques comme des mimiques. C’est ce que l’on appelle « akinésie ».

Enfin on remarque une raideur apparente des muscles, due à une hypertonie musculaire. En plus de ces symptômes physiques, la maladie de Parkinson s’accompagne de troubles psychiques. Selon les estimations, 80 % des cellules produisant la dopamine ont déjà cessé de fonctionner au moment où le diagnostic est prononcé.

Cependant, le traitement de base, la L-Dopa (un précurseur de la dopamine), permet de pallier le manque de dopamine et offre au malade la possibilité de mener une vie presque normale, même plusieurs années après que la maladie de Parkinson ait été diagnostiquée. Aujourd’hui, il n’existe aucun médicament qui permette réellement de ralentir ou d’arrêter la progression de la maladie.

La neurochirurgie offre pour certains des espoirs réels d’amélioration de leur état. Il s’agit de stimuler le cerveau par des électrodes reliées par un câble sous-cutané à un petit boîtier de stimulation placé sous la clavicule. Cette technique s’avère efficace, permettant en particulier de réduire les tremblements, de diminuer la raideur musculaire et de faciliter les mouvements. Toutefois la neurochirurgie n’est proposée qu’à des malades qui ne présentent pas de troubles psychiatriques, dont l’état de santé est satisfaisant et qui sont atteints de la maladie de Parkinson depuis plus de 5 ans.

On distinguer en général trois phases d’évolution de la maladie de Parkinson : la « lune de miel » : c’est une période qui dure de 3 à 8 ans au cours de laquelle le patient peut jouir d’une vie pratiquement normale à l’aide du traitement dopaminergique qui procure dans la plupart des cas une amélioration notable.

Vient ensuite la période de fluctuations dans la motricité : le traitement devient de moins en moins efficace. Après six ans, 60 % des patients souffrent de difficulté à effectuer un mouvement musculaire et de mouvements musculaires incontrôlés.

Enfin arrive la période de la perte d’efficacité du traitement. C’est la période la plus difficile car aux problèmes de motricité viennent s’ajouter des troubles cognitifs : confusion mentale, hallucination visuelle, baisse des capacités intellectuelles.

Aux Etats-Unis des chercheurs ont constaté que quelques heures de vélo d’exercice pouvaient constituer une véritable thérapie pour les malades de Parkinson, qui pourtant peuvent à peine marcher… Au quotidien les malades se fatiguent plus rapidement à cause de la rigidité musculaire, de la lenteur des mouvements et de la dépression qui devient chronique. S’ajoutent à cela les risques de chute et la difficulté à marcher.

Pour vivre convenablement à domicile, l’habitation doit être aménagée pour garantir une sécurité maximale. L’entourage de la personne est accaparé et extrêmement sollicité, n’ayant plus un moment de liberté. Très souvent ces contraintes sont laissées pour compte dans la prise en charge de la maladie.


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