La dénutrition
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Les maladies du grand âge
En France, la dénutrition de la personne âgée atteint 10 % des plus de 85 ans qui vivent à domicile et près de la moitié des personnes âgées hospitalisées.
Or, la malnutrition détériore l’immunité et favorise la diminution de la masse musculaire. Elle affaiblit la personne et c’est un facteur susceptible d’entraîner une situation de perte d’autonomie. Il faut savoir que les besoins énergétiques sont plus importants à l’âge de 75 ans qu’à 55 ans !
Le premier symptôme est la perte de poids. Elle est due à plusieurs facteurs. D’abord la réduction de l’activité physique. Rapidement, les personnes n’éprouvent plus de sensation de faim et elles commencent à sauter des repas.
D’autre part, le goût, à l’instar des autres sens, s’altère avec l’âge. Les aliments n’ont plus de saveurs et les personnes âgées perdent l’appétit.
A cela s’ajoute les maux gastriques qui augmentent avec l’âge, alors que la muqueuse gastrique s’atrophie, les problèmes bucco-dentaires, la médicamentation importante prise en début de repas qui altère parfois le goût et parfois diminue la salivation, la perte d’appétit liée à la dépression, la solitude qui ne donne plus envie de se faire à manger et aujourd’hui il faut aussi prendre en compte le problème des ressources faibles et insuffisantes pour acheter de la viande, des fruits, des légumes, etc.
Pour y remédier, il faut enrichir l’alimentation avec un apport quotidien de protéines, proposer des aliments hachés ou en purée faciles à ingérer, relever le goût des plats par des épices. Le portage des repas à domicile est une solution pour que la personne mange plus équilibré mais encore faut-il qu’elle ait envie de manger.
La solution idéale est d’avoir une aide-ménagère qui prépare le repas et qui y assiste.
Dans les maisons de retraite en général le repas est assez surveillé mais il n’est pas toujours évident de forcer un adulte à manger quand il n’a pas faim. Les goûters sont souvent appréciés et permettent ainsi d’apporter un complément. En milieu hospitalier la surveillance des repas est impossible et souvent les personnes rechignent à manger ce qu’on leur apporte car ce n’est pas toujours des plus appétissants et souvent tiède voire froid…



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