Virginie Pons

Les différentes cérémonies funéraires

Très tôt les hommes ont inventé des rites funéraires. Les structures funéraires comme les tumulus, simples amas de terre ou amoncellements de pierres dont on trouve des exemples sur tous les continents, datent de 4000 à 3000 ans avant J.-C.

Mais pour certains scientifiques les pratiques funéraires remontent bien au-delà et dateraient du paléolithique inférieur, c’est-à-dire avant -300 000 ans. Les anthropologues considèrent généralement que les rituels funéraires sont un des fondements du passage à la civilisation. Grâce aux découvertes archéologiques, ils nous éclairent aujourd’hui sur les rapports entre les individus et le monde tel que le concevaient les hommes.

Les hommes et les religions ont établi des rites au fil des siècles pour honorer leurs morts. Lié aux rites, l’art funéraire est un moyen d’accès à la compréhension des sociétés.

 

Aujourd’hui les obsèques comportent la cérémonie et le convoi funèbre. Dans le langage plus courant on parle d’enterrement. C’est le moment d’adieu à la personne décédée, le moment où on lui rend hommage, où l’on soutient la famille. La perception de la mort, la ritualité du chagrin et deuil sont différentes en fonction des pays.

En France, dans 80 % des décès il y a une cérémonie religieuse, pas toujours par conviction mais par usage. Chaque religion a ses rites et la France en tant qu’Etat laïc permet à chacun d’organiser les obsèques en fonction de ses croyances. En revanche, il faut savoir que le cercueil est obligatoire en France, quelle que soit la religion.

Dans chaque religion il existe différents rites autour de la mort. D’abord il y a les temps du mourant et des cérémonies mortuaires et le temps du deuil, toujours présents dans toutes les religions mais avec des exigences différentes pour les trois religions monothéistes. Ensuite chacune des religions a mis en place des rites particuliers qui expriment la croyance en la foi et l’espérance.

L’explication de l’au-delà permet souvent d’accepter ce qui est inacceptable. Enfin les religions doivent faire face aux évolutions de la société et aux demandes nouvelles de leurs adeptes. La cérémonie civile propose de se souvenir du défunt et d’en perpétuer l’image sans foi ni espérance.

Néanmoins, la cérémonie qu’elle soit civile ou religieuse donne un sens à la mort du défunt et prépare les survivants à se séparer définitivement de l’être cher après un temps de retenue indispensable au bon déroulement du travail du deuil.

 

 


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