La cérémonie boudhiste

La mort est l’entrée dans le Nirvana (paix) ou l’Eveil. Bouddha enseigna par la méditation comment accompagner les personnes en fin de vie, comment aider les mourants et les morts que ce soient des humains ou des animaux, comment se préparer soi-même à une mort sereine, comment ne pas être prisonnier de nos peurs, comment nous ouvrir dans toutes les situations de la vie.

Deux états atteints lorsqu’on a vaincu tous les désirs pour le Nirvana et lorsqu’on a totalement développé sa compassion et sa sagesse pour l’Eveil.

Tout un rituel de positionnement du corps permet de passer de vie à trépas : le corps est placé sur le coté droit, la main droite au niveau du menton, la main gauche sur la cuisse gauche. Au Tibet, il n’est pas rare que le corps soit découpé en morceaux et jeté aux vautours. Les os vont à un autre type d’oiseaux, les Koho.

Il peut aussi être enterré ou brûlé.

Chez les bouddhistes l’autopsie et prélèvements d’organes ne posent aucun problème. Pour la même religion les rites sont variables suivant les pays et dans un même pays suivant les régions, la campagne ou la ville, hier ou aujourd’hui.

En principe le bouddhisme ne prévoit pas de rites spécifiques pour les personnes défuntes. La famille contacte un bonze bouddhiste, de son choix. Celui-ci propose un jour pour l’inhumation, en fonction de la date de naissance et du décès de la personne. Il se rend sur le lieu de mise en bière où la famille et les amis sont réunis, pour dire les prières et bénir le corps, ensuite il accompagne le corps au cimetière, où, à nouveau il prononce les prières et bénit la sépulture. La famille du défunt fait une offrande au bonze et invite tous les participants à une collation, sur place. Les invités à leur tour présentent à la famille leurs cadeaux en numéraire ou autre.

 

La crémation chez les boudhistes

 

Le bouddhisme est en Asie, la religion majoritaire du Tibet, du Sri lanka, de la Corée, du Laos, de Birmanie, du Cambodge, de Thaïlande, du Vietnam et du Japon. Pourtant, de plus en plus d'Occidentaux se sentent actuellement attirés par cette forme de pensée qui consacre le triomphe du spirituel sur le matériel.

Pour ces derniers il semble que, majoritairement, le bouddhisme soit considéré davantage comme une philosophie que comme une religion.
Bouddha conseillait à ses disciples de "pratiquer les vertus" plutôt que de s'occuper de sa cérémonie funéraire. De guerre lasse il finit par répondre à leurs questions insistantes en leur conseillant de procéder à la crémation de son corps après sa mort, ce qui en fait, sans doute, le plus célèbre crématiste du monde.

Les rites de crémation, dans le détail desquels il est difficile de rentrer sont variables d'un lieu à l'autre même très proches comme le Laos et le Cambodge par exemple.
On peut dire que si, dans la lettre, la crémation des corps n'est pas obligatoire chez les bouddhistes, elle demeure, dans la pratique, une règle très largement suivie tout en étant soumise à des impératifs variant selon chaque pays concerné.

Union bouddhiste de France  BP 240 Etoile  75770 Paris Cedex 16  Tél. : 01 42 77 86 1 7


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