La perte du conjoint

En France le veuvage touche chaque année environ quatre millions de personnes dont près de 600 000 ont moins de 60 ans et 80 % sont des femmes. Parmi elles, certaines ne se sont jamais occupées ou préoccupées des démarches administratives et n’ont jamais rempli une feuille de déclarations de revenus.

En pleine période de deuil, il faut néanmoins penser à l’avenir et essayer de percevoir toutes les aides et tous les revenus auxquels on a droit le plus rapidement possible.

 

Mais comment survivre au choc, au manque, à l’absence ? Les choses les plus simples – s’habiller, sortir, marcher… – demandent un effort surhumain. «J’avais l’impression d’être dans un autre monde, dit Anne, 53 ans. J’étais entourée de gens, mais, mon Dieu que je me sentais seule ! J’avais perdu la moitié de moi.»

Il n’y a pas de hiérarchie dans la douleur. Mais perdre son époux, sa femme, la personne avec qui l’on partageait ses jours et ses nuits, s’avère un violent traumatisme. Le quotidien du survivant est brutalement désorganisé. Les repères sautent les uns après les autres. On perd le compagnon ou la compagne d’une vie, son amour et son amitié, sa complicité, son affection, sa chaleur, son soutien.

Tout le travail du deuil va consister à desceller son destin de celui du disparu, en élaborant un nouveau lien avec lui. « Traverser ce moment pour revenir à la vie n’est pas abandonner ou oublier l’être que l’on a perdu, explique Marie-Frédérique Bacqué. C’est lui donner une nouvelle place en soi, une place qui ne nous empêche plus de vivre, d’aimer et d’agir. »

 

Zoom sur l'association :  Dialogue et Solidarité  Numéro vert 0800 49 46 27

 

Un espace d’accueil et d’écoute pour veufs et veuves, un soutien approprié après un veuvage.

Après le deuil de son conjoint, les mots doivent être exprimés, les choses doivent être nommées. Parce que l’entourage ne suffit pas toujours, Dialogue & Solidarité permet de s’extérioriser et de parler de son deuil sans être jugé ni censuré.

Le décès du conjoint déstabilise : on ne pense plus à deux.

Une parole réparatrice, indispensable permet de nommer les choses, les sentiments, une parole libératrice.

Au sein des espaces Dialogue & Solidarité, on ne juge pas. On parle ou on se tait. Le chagrin n’est pas occulté. On le laisse s’exprimer s’il vient.

A Dialogue & Solidarité "les mots soignent les maux".

Chacun parle quand il le souhaite de la personne disparue, de ce qu’il éprouve, de ce qui le préoccupe et de ce qui lui fait mal. Au début, il faut mettre des mots sur des choses difficiles à dire, traduire des pensées difficiles à ordonne


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