Virginie Pons

Le caveau

Les caveaux sont destinés à recevoir les cercueils ou les urnes que l’on dépose les uns au-dessus des autres en les séparant par des plaques de béton. Le nombre de places dépend de ses dimensions, la taille classique comprend 2 ou 4 places.

La loi française n’oblige pas à bâtir un caveau. Cette solution présente plusieurs avantages. Sur une seule concession de 2 m² (dimensions habituelles), cela permet d’inhumer plusieurs membres d’une même famille sans créer pour chacun une nouvelle sépulture. C’est aussi le moyen de réunir en un même lieu de recueillement les membres d’une famille. Enfin les cercueils dans un caveau sont mieux protégés qu’en pleine terre où ils se dégradent vite à cause de l’humidité.

Le caveau est fermé en surface par une plaque de pierre recouverte selon les souhaits d’une pierre tombale, d’une stèle et d’un prie-Dieu ou d’un soubassement.

Il existe plusieurs types de caveaux : le caveau traditionnel où les cercueils sont placés les uns au-dessus des autres ; le caveau double basé sur le même principe mais à chaque niveau, on peut placer deux cercueils côte à côte et le caveau parisien où deux cercueils sont placés côte à côte, il n’y a pas de superposition.

Il est difficile de donner un prix indicatif pour la construction d’un caveau, il faut prévoir environ 2 000 euros mais tout dépend de la région – c’est plus cher en région parisienne –, du constructeur, des dimensions, de sa forme et des accessoires funéraires choisis.

L’achat d’un caveau est plus cher qu’une simple tombe en pleine terre mais plus économique sur le long terme car il peut recevoir plusieurs défunts sans que cela nécessite de construire pour chacun une nouvelle sépulture.

À chaque décès, les seuls frais engagés sont ceux de l’ouverture du caveau et du scellement d’une plaque en béton au-dessus du dernier cercueil inhumé.

Si le caveau funéraire est plein, il peut être agrandi en creusant le sol afin d'y ajouter des places supplémentaires. 

Si le caveau est à l'abandon, ou jugé non-entretenu depuis 30 ans ou plus, le maire de la commune où se trouve le cimetière peut dresser un procès verbal constatant l'état du caveau. Si après 3 an, le caveau reste dans le même état délabré, la commune peut prendre un arrêté pour reprendre la concession.

Bon à savoir : seules les  pompes funèbres ou les entreprises habilitées par la préfecture peuvent ouvrir un caveau.

 

Le caveautin

 

Le caveautin est une petite construction ajoutée à une concession en pleine terre. Afin de protéger le cercueil de l’humidité et de la pression de la terre, on place des dalles de ciment autour du cercueil. Ensuite, on comble la fosse avec de la terre.

Contrairement au caveau, ce n’est pas une construction étanche, il est donc beaucoup moins onéreux, comptez entre 800 euros et 1 200 euros.

 

L'enfeu

 

Il existe aussi des caveaux hors sol, les enfeus. Ce mode de sépulture est une pratique très ancienne – surtout dans le Sud de la France – et commune à de nombreux peuples et religions.

Comme les caveaux, les enfeus servent aussi de sépulture, mais c’est une case hors sol dans laquelle on place les cercueils plutôt que de les inhumer en pleine terre. Il existe des enfeus à une place ou à deux places sur plusieurs rangs.

Pour avoir droit à une sépulture dans un enfeu, il faut régler à la commune dont dépend le cimetière une concession temporaire ou parfois perpétuelle mais c’est de plus en plus rare. Une fois que la concession est arrivée à son terme, les familles des défunts sont chargées de l’exhumation des corps afin de libérer la place pour de nouvelles concessions.

Le coût d’une sépulture en enfeu dépend de la commune mais aussi de la durée et du type de concession. Exemple : pour une concession décennale une place comptez entre 300 euros et 700 euros ; concession décennale deux places entre 700 et 1 400 euros ; concession trentenaire une place entre 1 500 et 2 200 euros ; concession cinquantenaire entre 4 000 et 5 000 euros.