Virginie Pons

Si même les arbres meurent

Si même les arbres meurent de Jeanne Benameur

Jeanne Benameur nous entraîne dans l’enceinte d’un hôpital, où deux enfants nous tiennent la main pour ce parcours douloureux. Une petite fille et son frère aîné traversent un épisode dramatique de leur vie : leur père qui a sombré dans le coma suite à une chute en montagne ne reviendra pas dans notre monde.

Pour Céline et Mathieu c’est inacceptable. Leur mère est en prise à son chagrin et au choc de l’accident qui ne pouvait s’anticiper. Les deux enfants vont donc se construire un scénario qui leur permettra d’affronter ce traumatisme. Nous pénétrons dans une autre dimension ; celle de l’enfance et de ses richesses ; un horizon qui ne se limite pas à la souffrance et à la peur, d’autres émotions, d’autres sensations et l’espoir, encore et toujours.

Il s’agit d’un roman, mais nous savons que Jeanne Benameur connaît particulièrement les enfants et leurs mondes intérieurs, je ne pense pas que cette histoire soit le seul fruit de son imagination fertile.

Outre le style de cet écrivain qui me touche particulièrement, ce récit nous invite à porter notre regard sur la façon dont la perte d’un parent peut être vécue par l’enfant.

 

 

 


Ajouter un commentaire


Identifiez-vous ou devenez membre
pour poster un commentaire.