Rites funéraires étranges
Il est une pratique qui demeure très vivace dans de nombreux pays, c’est celle des offrandes, offrandes en tous genres : céréales, objets familiers du mort, parfois même de l’argent, des animaux sacrifiés.
Au Népal, où pour donner une âme au défunt, on fabrique des boulettes de farine de riz. Pour qu’il puisse entreprendre son voyage dans l’au-delà, il faut lui donner un corps. C’est tout le rôle des offrandes des boulettes de farine de riz : les boulettes offertes pendant les neuf premiers jours du deuil servent à la fabrication du nouveau corps.
Les sacrifices d’animaux sont un usage toujours en vigueur dans certains pays comme l’Indonésie où un artisan tue d’abord un poulet puis un porc avant de sculpter dans le bois une effigie du défunt. Le porc immolé est alors flambé et offert, en petits morceaux, en compagnie d’autres victuailles, à l’effigie.
Dans les Hautes-Terres de Madagascar, dans la région du Manandriana, c’est un bœuf qui fait office d’offrande.
Au Cambodge, c’est un malheureux poussin que le conjoint du défunt ou de la défunte immole. Ce dernier vide l’oiseau de son sang, le mélange à de la bière et verse cette mixture à la tête du cercueil.
Heureusement, d'autres pratiques quelque peu barbares ont à présent presque entièrement disparu.
Au Gabon par exemple, quand un dignitaire « nkani » s’éteint, sa mort est toujours l’occasion de sacrifices humains. Pis encore, la tradition veut que la terre ne touche pas le corps d’un super Nkani. Pour ce faire, deux procédés sont en usage : on fait descendre deux esclaves qui se tiennent debout dans la tombe à chaque extrémité. Ils reçoivent sur les épaules le corps de leur maître qu’ils accompagnent ainsi en sa dernière demeure. Puis on bouche la tombe. On peut aussi se contenter de briser les membres à quatre esclaves. On en met deux au fond de la fosse puis le corps du super Nkani, ensuite les deux autres esclaves et enfin la terre. Les quatre esclaves doivent être vivants
De même, dans le Nord-Ouest argentin, c’était des enfants qui étaient sacrifiés afin d’obtenir la bienveillance des dieux et plus particulièrement du dieu de la pluie. On les plaçait ensuite dans des urnes richement décorées qui auraient d’ailleurs servi à recueillir l’eau de pluie tellement nécessaire aux agriculteurs précolombiens.
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