Ma compagne de nuit

Le film « Ma compagne de nuit », réalisé par Isabelle Brocard, sortait sur les écrans en mars 2011.

Emmanuelle Béart y interprète le rôle de Julia, une architecte à la vie comblée qui décide d’engager une aide ménagère. Non pas pour le ménage mais pour lui tenir compagnie dans la phase terminale de son cancer.

 

C’était l’occasion pour la comédienne Emmanuelle Béart de découvrir l’univers des soins palliatifs.

Elle s’est non seulement intéressée au sujet mais elle a également choisi de soutenir ceux qui rendent possible le départ d’un proche dans une certaine sérénité, sans que cela ne soit complètement traumatisant.

 

C'est un film éprouvant. Julia, Marine, ce sont deux femmes de caractère. L'une fière, cachant ses sentiments, voulant tout maîtriser, fuyant les épanchements, jusqu'à la dureté. L'autre insoumise, teigneuse, opaque. Ce sont deux corps confrontés à la vie, à la mort. L'un épuisé, qui se déglingue, souffre, s'épuise. L'autre généreux, solide, épanoui, dont les hormones se manifestent par des montées de lait.

On voit bien qu'Isabelle Brocard (et sa co-scénariste Hélène Laurent) ont pensé à Ingmar Bergman, à ses Cris et chuchotements, on voit que tout est analysé, c'est tout le problème de Ma compagne de nuit qui "projette" un scénario, plutôt qu'un précipité d'émotions.

Isabelle Brocard n'est pas sans talent. A preuve, la scène d'explications entre Julia et son ex amoureux, dans une forêt, qui puise force et authenticité en donnant l'impression d'avoir été, elle, improvisée.

 

 

Source : lemonde.fr/cinema


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