Sélection de Littérature
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La mort n'est pas une terre étrangère
Stéphane Allix - Editions Albin Michel - 2011
«D’autres hommes ont donc déjà exploré l’après-vie. Je les questionne. Ils sont des milliers de par le monde et depuis des millénaires, des Mayas, des Aztèques, aux sages tibétains, des explorateurs de la conscience sur tous les continents. Des voyageurs de la psyché conscients de leur mental et conscients de tout ce qu’il y a d’autre. »
« La méthode consiste à alterner le mental et l’expérience du corps. À côtoyer le philosophe aussi bien que le guérisseur, à entendre le maître spirituel discuter avec le neurologue. Cette alliance à la dimension réelle de l’homme nous offre d’explorer les territoires invisibles et nous autorise les découvertes susceptibles d’avoir une réelle incidence dans notre vie. La tête pour comprendre, le corps pour vivre ce que l’on a compris.
Ce livre est le récit de mon face-à-face avec la mort. De mental, il est devenu une expérience, un voyage initiatique inhabituel. Un voyage vers la mort, consciemment, en restant vivant. C’est aussi celui, vraiment stupéfiant, de la rencontre avec mon frère et des mots qu’il m’a dits… plusieurs années après qu’il soit mort. »
La perte d'un proche
De Michael Larrar - Editions Prisma - 2011
Les clés pour en parler. Ce livre novateur propose aux parents les mots et les explications à donner aux enfants face à la perte d'un membre ou d'un proche de la famille...
Une épreuve souvent difficile à surmonter. Les interrogations parentales sont alors nombreuses : Comment annoncer la nouvelle sans rajouter au traumatisme ? Comment aborder la question de la mort ? Comment l'enfant ou l'adolescent appréhende-t-il cette perte ? Comment interpréter ses réactions ?
Le Ciel vu de la terre : Ce conte retrace les aventures de Laura dans les jours qui suivent le décès de son grand-père paternel. L'homme, amoureux de la nature, vivait dans les Alpes et, à chaque vacances, il partageait sa passion avec son intrépide petite-fille. Supportant mal sa mort et la réaction douloureuse de son père, Laura va tenter de réparer la triste réalité en partant à la recherche de papi Rando. Grâce à cette quête, elle comprendra que son cher disparu fait à jamais partie de son histoire, une découverte qui l'apaisera...
Le Fils
De Michel Rostain - Editions Ohéditions - Goncourt du premier roman 2011
Avec une écriture incroyablement percutante et lucide, un père fait parler son fils Lion, foudroyé par une méningite à 20 ans, pour raconter le deuil difficile, heurté, et pourtant inéluctable.
Par la voix tendre et ironique de son fils, Michel Rostain nous dit tout, du plus bouleversant au plus absurde, sur les jours et les semaines qui suivent la mort. Il nous dit aussi le chaos et la solitude qui suivent l'enterrement, quand l'absence commence véritablement, et la vie qui force, pourtant, son chemin têtu jour après jour.
Veuf
De Jean-Louis Fournier - Editions Stock - 2011
« Je suis veuf, Sylvie est morte le 12 novembre, c’est bien triste, cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. Elle est partie discrètement sur la pointe des pieds, en faisant un entrechat et le bruit que fait le bonheur en partant. Sylvie m’a quitté, mais pas pour un autre.
Elle est tombée délicatement avec les feuilles. On discutait de la couleur du bec d’un oiseau qui traversait la rivière. On n’était pas d’accord, je lui ai dit tu ne peux pas le voir, tu n’as pas tes lunettes, elle ne voulait pas les mettre par coquetterie, elle m’a répondu je vois très bien de loin, et elle s’est tue, définitivement....Voir la vidéo
J’ai eu beaucoup de chance de la rencontrer, elle m’a porté à bout de bras, toujours avec le sourire. C’était la rencontre entre une optimiste et un pessimiste, une altruiste et un égoïste. On était complémentaires, j’avais les défauts, elle avait les qualités. Elle m’a supporté quarante ans avec le sourire, moi que je ne souhaite à personne. Elle n’aimait pas parler d’elle, encore moins qu’on en dise du bien. Je vais en profiter, maintenant qu’elle est partie. »
Jean-Louis Fournier souhaitait mourir le premier, il a perdu. Sa femme partie, il n’a plus personne avec qui parler de lui. Alors pour se consoler, ou pour se venger, en nous parlant d’elle, il nous parle de lui.


