Mourir sans regret

Bronnie Ware est une australienne qui a travaillé pendant des années comme infirmière en soins palliatifs. Ses patients étaient des personnes mourantes avec lesquelles elle a partagé des moments précieux. Bronnie était à leurs côtés et les accompagnait jusqu’au bout.

L’une des choses essentielle que Bronnie a constaté est que les gens acquièrent une maturité impressionnante quand ils sont face à leur propre mort.

En revanche, ils ne l’envisagent pas tous de la même manière. Ils y a ceux qui angoissent, ceux qui sont dans le déni, ceux qui l’acceptent… Mais en fin de compte, ils finissent tous par trouver la paix avant de partir.

Quand une personne réalise qu’elle vit ses derniers jours, elle repense à son passé et par conséquent à tous les rêves qu’elle n’a pas réalisé. Elle comprend alors que cela est dû au choix qu’elle a fait ou qu’elle n’a pas  fait.

Bronnie a demandé à ses patients s’ils avaient des regrets et s’il y a quelque chose qu’ils auraient voulu faire différemment. La même réponse revenait encore et encore : « J’aurais aimé avoir le courage de vivre comme je voulais, et pas de vivre la vie qu’on attendait de moi. »

C’est là, le regret commun à tous ses patients. Du moins, celui qu’elle a entendu le plus souvent. Ainsi, en vivant la vie qu’on attend d’elle, la personne passe à côté de ce qu’elle voulait réellement.

 

« Je regrette d’avoir travaillé autant. »

Les patients masculins ont parlé de ce regret plus souvent que les femmes. C’est en fin de vie qu’ils réalisent qu’en passant autant de temps au travail ils sont passés à côté de ce qui était essentiel. Ils ont ainsi raté une partie de l’enfance de leurs enfants, raté des moments intimes avec leur conjointe et manqué des instants privilégiés qu’ils auraient pu passer en famille.

 

« Je regrette de ne pas avoir eu le courage d’exprimer mes émotions. »

Beaucoup de personnes répriment leurs sentiments afin de préserver les relations qu’ils entretiennent avec les autres. Or, faire taire ses émotions créer de la rancune et de l’amertume et provoquent ainsi des maladies.

 

« Je regrette de ne pas être demeuré en contact avec mes amis. »

Les patients faisaient référence aux bons vieux amis, ceux qu’on perd de vue en cours de route.

La vie prend le dessus sur l’amitié et ce n’est qu’en fin de vie que les personnes réalisent que leurs amis leur manquent et qu’ils auraient aimé garder contact avec eux. Malheureusement, il est généralement trop tard pour renouer le contact.

 

« Je regrette de ne pas m’être laisser être plus heureux. »

C’est vers la fin de leurs vies que plusieurs personnes se rendent compte qu’être heureux est avant tout un choix. Nous passons souvent à côté du bonheur parce que nous avons peur du changement, parce que nous souhaitons préserver les liens et les relations déjà créent.

Voici donc les 5 regrets les plus formulés par les patients de Bronnie Ware. Des personnes qui vivent leurs dernières semaines, leurs derniers jours, leurs dernières heures et qui réalisent qu’elles ne peuvent plus changer les choses. Il est certain que si ces personnes avaient eu une seconde chance, elles auraient fait les choses différemment. Elles auraient passé plus de temps avec leur famille, elles auraient travaillé moins, elles auraient crié leurs sentiments et elles auraient vécu comme elles auraient voulu vivre.

 

Certaines critiques reprochent à Bronnie de ne pas tenir compte de l’âge, du sexe et du vécu de ses patients. La critique est sans doute bien fondée mais Bronnie partage avec nous une expérience en or dont nous devrions tirer des leçons en vivant pleinement comme nous le désirons.

Nous avons la possibilité de changer tout ce qui, dans notre vie, nous ne satisfait pas. Nous avons la chance d’avoir encore le choix et nous devrions saisir cette chance car il est sans doute plus agréable de quitter le monde avec le sentiment d’avoir vécu comme nous le voulions.

 


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