Virginie Pons

Les 5 prises de conscience en fin de vie

Forte d’une expérience de plusieurs années, au contact de patients en fin de vie, Bronnie Ware, infirmière en soins palliatifs,  a écrit un livre intitulé  « Le top 5 des regrets des personnes mourantes ».

En fin de vie, les malades font le bilan de ce qu’ils auraient aimer réaliser, faire pour améliorer leur quotidien et vivre pleinement leur vie.

Il est constaté que prendre conscience de son être, vivre sa vie dans l’instant présent, oser être et n’avoir aucun regret, sont les fondements pour éviter les 5 plus grands regrets, le plus souvent exprimés par les personnes confrontés la mort. 

 

1 / J’aurais aimé avoir le courage de vivre ma vie comme je l’entendais, et non la vie que les autres voulaient pour moi 

 

C’était le regret le plus courant. Quand les gens réalisent que leur vie est presque finie, ils portent un regard clairvoyant sur leur passé, et ils voient alors combien de rêves ils n’ont finalement pas réalisé. La plupart des gens n’ont pas accompli la moitié de leurs rêves, et sont morts en sachant que cela était dû aux choix qu’ils avaient fait ou non. La santé est une liberté dont bien peu de gens ont conscience jusqu’à ce qu’ils n’en disposent plus.

 

2 / J’aurais aimé ne pas m’acharner autant dans le travail

Ce souhait a émané de tous les patients masculins que j’ai soignés. Ils regrettent de ne pas avoir étés plus là durant la jeunesse de leurs enfants ou auprès de leur conjoint. Les femmes évoquent aussi ce regret, mais pour une bonne partie de la vieille génération, beaucoup de mes patientes étaient encore à la maison.

 

3 / J’aurais aimé avoir le courage de dire mes sentiments

Beaucoup de gens taisent leurs sentiments afin d’éviter le conflit avec les autres. En résulte qu’ils s’installent dans une existence médiocre et ne deviennent jamais ce qu’ils auraient pu être. A cause de cela, beaucoup d’entre eux développent des maladies liées à leur amertume et leurs ressentiments.

 

4 / J’aurais aimé rester en contact avec mes amis

Souvent, les patients ne réalisent pas tout ce que peuvent leur apporter leurs vieux amis jusqu’aux dernières semaines de leur existence. Quand ils s’en rendent compte, il est souvent trop tard pour retrouver leur trace. Souvent, certains sont tellement pris par leur propre existence qu’ils ont laissé filer de précieux amis au fil des années. Beaucoup regrettent de ne pas avoir donné à leurs amis le temps qu’ils méritaient.

 

5 / J’aurais aimé m’autoriser à être plus heureux

C’est un regret étrangement récurrent. Beaucoup ne se sont pas rendus compte durant leur vie que la joie est un choix. Ils sont restés rivés à leur comportement habituel et leurs habitudes. Ce que l’on appelle « le confort » de la familiarité a éteint leurs émotions et leur vie physique. La peur du changement leur a fait prétendre qu’ils étaient heureux ainsi, alors qu’au fond, ils rêveraient de pouvoir encore rire ou faire des bêtises dans leurs vies.

 

Nous réagissons, dans notre vie, en fonction de

 

  • notre environnement
  • notre profession
  • notre situation familiale
  • notre mode d’éducation
  • notre personnalité

 

Prendre du recul sur son vécu, sur sa vie présente par le biais de la psychothérapie est un moyen pour prendre conscience de ses dualités internes et de ses croyances négatives qui nous empêchent de nous réaliser. Apprendre à gérer son stress pour mieux apprécier l’instant, à s’accorder du temps pour soi, à prendre conscience de ses potentialités, à découvrir et faire vivre ses aspirations est vecteur d’épanouissement personnel.

 

La psychothérapie, la gestion du stress sont des outils d’expression qui permettent de s’exprimer, se sentir soutenu, compris et accompagné, sans jugement et avec bienveillance, dans la prise de conscience du sens que l’on souhaite donner à sa vie.

 


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Derniers commentaires

Bonjour,
Je trouve ce sujet très intéressant. Il doit être enrichissant de travailler avec des "gens en fin de vie" (même si pas facile à gérer tous les jours j'imagine ! ).
C'est dommage que les gens ne prennent pas le temps d'y réfléchir avant... mais c'est vrai qu'on se retrouve très vite "coincé" dans notre vie et il est assez souvent compliqué d'en sortir...
Je pense qu'il n'y a que lorsque l'on connais le décès d'un être cher et que cela nous touche au plus profond qu'on peut faire ce travail sur soi et cette remise en question.
"Malheureusement et heureusement..."