Les 10 idées reçues sur le suicide

Le tabou qui entoure le suicide diminue un peu mais il y a encore un gros travail à effectuer. Et pourtant, à travers le monde, une personne tente de se suicider toutes les 40 secondes.

 

Avec plus de 12 000 décès par an, le suicide est plus meurtrier que les accidents de la route. Sans oublier les 160 000 tentatives qui sont autant d'appels au secours.

 

Beaucoup d'idées reçues, que ce soit auprès du grand public que des professionnels circulent encore. Il faut donc combattre ces mythes et préjugés afin de briser l'isolement dans lequel se trouvent les personnes en proie à des idées suicidaires.

 

Une personne suicidaire ne veut pas forcément mourir, elle veut juste arrêter de souffrir.

 

Croyances et réalités

 

1 - La personne qui en parle ne passe jamais à l'acte : 75% des personnes décédées par suicide l'avaient annoncé. Il est extrêmement rare qu'une personne se suicide sans avoir fait connaître à quelqu'un son désespoir. Ce n'est pas un acte inéluctable et non prévisible.

 

2 - Elle n'a pris que quelques comprimés, c'est du cinéma. Elle cherche juste à attirer l'attention : une tentative de suicide n'est jamais anodine, quels que soient les moyens mis en oeuvre. Tout passage à l'acte constitue un appel qui, s'il n'est pas entendu, risque de s'exprimer par la suite de manière plus violente.

 

3 - Le suicide est une maladie ? Non, le suicide est avant tout un mal de vivre. En aucun cas, l'état suicidaire est contagieux. Ce qui est une maladie bien réelle c'est la dépression, pouvant conduire au suicide.

 

4 - L'amélioration consécutive suite à une tentative de suicide signifie que le risque est passé ? Non, la grande majorité des récidives se produit dans les mois qui suivent la tentative de suicide. Les idées suicidaires sont par elles-mêmes, traumatisantes. Après leur disparition, il faut commencer une thérapie.

 

5 - Il faut être courageux ou lâche pour se suicider : Juger l'acte suicidaire d'une personne en fonction de ses propres valeurs morales n'aide en général pas la personne en souffrance. Ce n'est pas un trait de caractère. C'est simplement un déséquilibre de la douleur par rapport aux ressources qui permettent de les affronter.

 

6 - Une personne gaie est à l'abris du suicide : Une personne suicidaire n'apparaît pas nécessairement comme déprimée. Sous un extérieur jovial peut se cacher une grande tristesse.

 

7 - Seules les personnes isolées se suicident : Le suicide se retrouve dans toutes les couches de la population quel que soit le niveau socio-économique ou la situation familiale.

 

8 - En parler encourage la passage à l'acte : Parler du suicide à quelqu'un qui va mal n'a jamais contribué à un passage à l'acte suicidaire. Au contraire, c'est l'occasion pour la personne en souffrance de se sentir reconnue, et ainsi faciliter une demande d'aide et de soutien. Parler peut permettre d'enlever la pression.

 

9 - C'est héréditaire : Le suicide n'est pas héréditaire. Cependant, un suicide dans une famille peut influencer les membres de cette famille sur plusieurs générations.

 

10 - C'est son choix :  Ce n'est pas un choix mais l'expression d'une souffrance engageant la personne toute entière. On y est conduit quand la douleur dépasse les ressources qui permettent d'y faire face.

 

Le suicide est reconnu comme un enjeu majeur de santé publique. Si vous êtes en contact avec une personne suicidaire, il fait l'aider, l'aimer, l'écouter. Essayer de mieux comprendre, c'est mieux combattre et mieux accompagner.

Rappelez-vous que le suicide est une issue permanente à des problèmes temporaires.

 

 

source preventionsuicide.be


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Derniers commentaires

Le suicide es le deuil le plus difficile à faire nous n' aurons jamais de réponse à la question
et pourtant mon médecin qui connaissait mon fils a eu cette phrase terrible qui me hante : "c'était couru d'avance"