La mort a souvent frappé à ma porte
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Après la mort, la vie
La route de la paix après un deuil difficile à accepter
La mort a souvent frappé à ma porte. A sa dernière visite, elle est venue chercher mon fils guillaume. Vieille compagne, je la fréquente depuis ma tendre enfance. J'ai accompagné mon fils, mon père, des parents, des amis, de nombreux patients, jusqu'au dernier coucher de soleil. Je n'ai aucun goût pour le morbide au contraire, j'aime profondément et intensément la vie.
Marches de vie
Après la mort de mon fils, j'ai crée les "Marches de Vie" pour répondre à une vraie demande, dans cette société ou le Deuil n'a pas sa place.
C’est un rituel sur plusieurs jours associant la marche en forêt à des pratiques thérapeutiques et chamaniques. Les lieux sont en résonance avec le travail thérapeutique, ils portent le groupe sur le chemin de la délivrance et de la paix.
L'épreuve n'est pas la même selon la place dans la famille.
Quand un parent meurt, la famille est déstabilisée. Un nouvel équilibre doit être trouvé, entre temps, la douleur s'exprime différemment pour les uns et pour les autres.
J’ai donc crée trois groupes différents.
Ils sont constitués de neuf personnes, d'âges différents . La perte du parent peut être ancienne ou très proche. Cette diversité générationnelle et temporelle est une grande richesse pour chaque participant.
Marches de Vie " la famille " Jeudi 30 août au 2 septembre
Il est composé de personnes qui souffrent de la perte d’un père, d’une mère, d’un fils, d’un ami etc .En travaillant sur leur propre deuil les participants découvrent la douleur de leur entourage. Ils comprennent mieux les « non dits » les éloignements, qui blessent et transforment les rapports sans aucune explication.
Marches de Vie " Maman " 26 Avril au 29 Avril 2012
Ce sont des mamans endeuillées dans des contextes divers : perte d’un enfant de 0 a 50 ans et plus ou un deuil périnatal, interruption de grossesse volontaire ou thérapeutique, fausses couches…
Perdre un enfant c’est pour la maman le retour à un état fusionnel. Quand l'enfant meurt, la mère le porte à nouveau. Elle croit pouvoir le retrouver dans le monde invisible, comme au temps de la grossesse. Elle le cherche encore et encore …Elle est soumise à des culpabilités archaïques, à un isolement ou à des pulsions qu'elle ne maîtrise pas.
Ce parcours bien particulier à besoin de ce que je nomme "l'ultime accouchement". Ce n'est pas abandonner le lien merveilleux qui l' unit à l'enfant, même au delà de la mort; c'est donner "vie à sa mort" : l'ultime preuve d'amour.
Marches de Vie " Papa " 14 juin au 17Juin 2012
Le deuil du père est très particulier et j'avoue que j'ignorais à quel point (avant les premiers stages) combien leur route de douleur est différente et les attentes de leur entourage contradictoires.
La perte de son enfant le replace dans la position ou il se trouvait au moment de la grossesse. Il est celui qui est à côté. La mère semble être celle qui est charnellement touchée. Le lien d'amour qu'il a établi avec l'enfant se trouve supplanté par le lien de chair. Dans le même temps, comme après la naissance de l’enfant, il est celui qui doit ramener "la Femme" au sein du couple. . Il est celui qui doit à nouveau séparer le petit fantôme de la mère pour retrouver la femme.
Les réactions violentes auxquelles les hommes doivent faire face sont impressionnantes. Cette route exclusivement d'hommes leur permet de mieux comprendre leur place, leur rôle, et d'oser aller au bout de leur douleur.










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