Virginie Pons

Journée nationale de réflexion sur le don d’organes et la greffe

Comme chaque 22 juin depuis 11 ans, nous sommes invités à réfléchir sur la question du don d’organes.

Son objectif : mieux faire connaître la greffe et inciter les personnes à communiquer leur choix en matière de don d’organes en cas de décès. Il faut savoir que selon la loi, chacun est présumé donneur s’il n’a pas fait part de manière officielle de son refus.

La nouveauté de cette 12ème Journée est d’associer à la réflexion, la reconnaissance aux donneurs, leur geste de solidarité permettant de sauver des milliers de vie. Les proches des donneurs ont également un rôle à jouer, surtout lorsqu’il s’agit de donneurs décédés.

 

Le don d’organes a augmenté de 41 % entre 1991 et 2011. Et 40 000 personnes étaient porteuses d’un greffon en 2011... Malgré ces chiffres encourageants, plus de 16 000 personnes sont aujourd'hui en attente d'une transplantation d'organe. L’organe le plus souvent greffé est le rein.

 

En France, la gratuité du don d’organes est un principe fondamental. Le don, par un donneur décédé ou vivant, relève de l’altruisme. Ce geste de générosité sauve des milliers de vie chaque année en permettant à des patients d’être greffés. La nation est reconnaissante de ce geste de solidarité du donneur. La loi de bioéthique de 2004 a prévu la création d’un lieu de mémoire exprimant cette reconnaissance dans les hôpitaux autorisés à prélever. Des initiatives ont pu être recensées dans ces établissements : expositions de tableaux sur le sujet, lieux de prière, plantation d’arbres, livre avec des témoignages de receveurs.

La révision de la loi de bioéthique en juillet 2011 fait cette fois évoluer le nom de la Journée nationale du 22 juin pour exprimer une reconnaissance nationale aux donneurs.

En plus de cette reconnaissance, la Journée du 22 juin conserve bien sûr ses principaux objectifs : faire que chacun se positionne sur le don d’organes après sa mort et qu’il transmette sa décision à ses proches.
 
 

Le don d'organes est aujourd'hui une question de santé publique : la greffe permet de sauver des vies ou de mieux vivre. Mais, bien que le nombre de greffons disponibles augmente, la situation de pénurie persiste. Il est donc nécessaire de parler du don d'organes en famille, d'échanger sur les choix de chacun.

 


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