J’ai transporté ma peine aux quatre coins du monde

J’ai transporté ma peine aux quatre coins du monde. Comme un mendiant qui tend la main, je la présentais  à des Maîtres, des Sages, des Philosophes, des Chamanes, des Religieux pour qu’ils l’emportent  avec eux. Je voulais tant la laisser quelque part. J’ai invoqué Dieu et tous le saints pour qu’ils la prennent  enfin !

Je suis allée dans des lieux arides, dans la jungle, et au plus haut de certaines montagnes pour la perdre dans un décor où j’étais  mise à l’épreuve. J’ai ri, j’ai pleuré en faisant une quête de vision en plein désert. J’ai hurlé de douleur sur la route de St Jacques de Compostelle pour arriver au soir du 24 Décembre. Je n’avais pas peur, ma peine était mon bouclier, que pouvait t-il m’arriver de pire, pour moi la messe était dite (même si je suis protestante). Je voulais en découdre avec  le ciel et les astres, qu’il se passe quelque chose ! Je voulais disparaître si cela était la seule solution pour que ma peine meure.

Mais la mort n’a pas  voulu pas de moi, je n’étais pas sur ses tablettes

Aucune de ces expériences n’a voulu de mon fardeau,  Pourtant, à chaque rencontre ou épreuve, je  suis repartie  les mains pleines de cadeaux. Cette quête stérile pour déposer ma peine a nourri mon  âme au fil du temps. Je me suis enrichie  des rencontres, des expériences et surtout du  contact  avec mère nature.  J’ai appris à m’aimer, puis  à mieux aimer les autres, je me suis découverte et ouverte à la vie. Ces expériences m’ont offert de belles histoires, des rencontres qui valaient le coup ! Et une certaine sagesse à partager.

Malgré cela  ma peine ne disparaissait pas et elle me plongeait dans de sombres trous noirs. J’étais épuisée de ce combat. Pourtant,  une fois encore j’ai repris le sac à dos et je suis partie en Arizona pour une énième expérience.

 

C’est là que j’ai rencontré cet outil aussi vieux que les hommes qui allait me délivrer enfin.

Il a été utilisé partout et par tous sur la planète depuis la nuit des temps. Aujourd’hui il revient plus puissant que jamais. Il s’appelle : « La roue de Médecine ». En apprenant à travailler avec, je n’ai pas déposé ma peine, je l’ai transcendée et dans mon cœur, la blessure a fleuri. 

 

Ma peine m’a conduit où je devais aller et m’a offert un beau cadeau : «  un outil sacré » pour travailler.

Dans cette roue j’ai réuni  mes connaissances psychologiques, philosophiques, techniques,  chamaniques, le monde des religions, mon amour de l’invisible et de la physique quantique et mon expérience … La roue de médecine est un instrument puissant pour soigner et faire éclore l’âme. Un jour, un de mes patient m’a dit : «  c’est un vaisseau spatial qui emmène aux confins du cosmos intérieur, au plus loin de la dimension sacrée de la vie. »

 

Aujourd’hui je travaille avec et je fais partager à mes patients les bienfaits de sa médecine.

C’est une roue de pouvoir, pour voir, pour savoir, pour connaître, pour apprendre à mourir et à aimer. Elle aide  à traverser les épreuves,  à apprivoiser la mort pour  ceux qui veulent transcender  ce qui ne peut être déposé.

 


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Qu'il doit être très intéressant de parler avec vous! Votre expérience a du être très enrichissante. Je pense que plus les gens ont de croyances, de repères... et plus "le deuil se fait facilement" surtout s'il n'y a pas de regrets particuliers... On a tous besoin de socles sur lesquelles se reposer pour continuer d'avancer.