Virginie Pons

Les Français et la dépendance aujourd'hui

Le dernier baromètre Prévoyance-Dépendance publié par TNS Sofres (Mars 2012), montre clairement que la dépendance préoccupe un grand nombre de Français.

 

La dépendance inquiète le plus grand nombre

 

La dépendance préoccupe les Français: 8 sur 10 se disent « concernés » par la dépendance des personnes âgées, que ce soit pour eux ou pour leurs proches et 4 sur 10 se déclarent “très concernés”. Il est vrai que près de 2/3 des Français sont confrontés à la dépendance d’un proche ou l’ont été par le passé. 1/3 vivent actuellement cette situation (contre 1/4 en 2008). Parmi toutes les difficultés liées à la dépendance, les aspects psychologiques posent le plus de problème.

 

Les Français mal préparés à la dépendance

 

Malgrè l’affirmation de leur inquiétude, les Français apparaissent peu préparés à cette échéance. Seul 26% ont pris des dispositions, essentiellement financières (contrat de prévoyance, assurance-vie à option dépendance...) pour  faire face à leur éventuelle propre dépendance, ce qui est un chiffre stable. Néanmoins, de plus en plus nombreux sont ceux qui se renseignent sur les solutions possibles en cas de dépendance. Ils étaient 31% en 2007 à avoir fait des démarches et 36% aujourd’hui. Le chiffre augmente chez les 65-75 ans dont presque la moitié a été chercher des informations sur le sujet (auprès de leur entourage, de leur mutuelle, de leur compagnie d'assurance...).

 

Le maintien à domicile: la solution privilégiée

 

En effet, 2/3 des personnes confrontées à la dépendance d’un proche, cherchent à maintenir celui-ci à domicile. Lorsque cela est possible, la très grande majorité (83%) s’en occupe personnellement, quitte à aussi faire appel à une aide extérieure. C’est ainsi que la moitié des Français confrontés actuellement à la dépendance est « aidant », principalement sur le plan matériel. On appelle "aidant familial" une personne qui vient en aide à titre non professionnel, à une personne dépendante de son entourage, pour les activités de la vie quotidienne.

Le recours à une structure d’hébergement “spécialisée” n’intervient qu’en dernier lieu, quand "vivre chez soi" est devenu impossible. C’est d’ailleurs sur le maintien à domicile et l’H.A.D. (Hospitalisation à domicile) que les Français attendent le plus de la part de l’Etat. 81% le désignent comme action prioritaire, contre 48% pour l’augmentation du nombre de places en maisons de retraite.

 

• Étude réalisée par TNS Sofres, pour La Banque Postale Prévoyance, du 10 au 22 décembre 2011, auprès d’un échantillon représentatif de la population française âgée de 35 à 75 ans, selon la méthode des quotas (1007 personnes interrogées).

 

  


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