Décès de nos animaux de compagnie, si on en parlait ?

Félix et Médor finissent eux aussi par nous quitter et à nous laisser endeuillés.

 

Les animaux de compagnie partagent la vie de plus d’un foyer sur deux en France. Ils y occupent même une place très importante : 90% des possesseurs d’animaux domestiques les considèrent comme un membre à part entière de la famille. (*)

5, 10, 15 ans (ou 20 parfois) à partager le quotidien familial et à nous donner de l’affection. L’animal de compagnie n’occupe certes pas la même place au sein de la famille qu’un parent ou qu’un enfant mais il n’en demeure pas moins « un proche » avec lequel beaucoup de choses de la vie ont été partagées. Il est alors tout à fait normal de souffrir de son décès et d’être en deuil.

 

Le processus du « deuil animalier »

 

Le deuil pour un animal de compagnie est alors relativement similaire au deuil « classique », bien que adapté. D’abord souvent le choc, la sensation d’être désemparé : « que vais-je faire de lui /pour lui? ». Comme nous nous sentons responsables de nos animaux, suit très vite un sentiment de culpabilité, même s’il est infondé : « aurais-je dû l’emmener plus tôt chez le vétérinaire ? ». Viens ensuite rapidement la phase de recherche : « j’ai l’impression de le voir dans son panier ou qu’il m’attend derrière la porte ». Avant finalement l’acceptation du décès de ce compagnon à 4 pattes, il peut y avoir une phase de dépression réactionnelle, souvent amplifiée par l’indifférence ou l’incompréhension de l’entourage.

 

 

« Pourquoi pleures-tu ? Ce n’était qu’un chat / qu’un chien après tout ! »

 

C’est le genre de réflexion auxquelles sont confrontés presque tous les propriétaires d’animaux en deuil. Ces derniers souffrent de la perte de leur animal mais cette souffrance est régulièrement totalement incomprise de l’entourage. Cette incompréhension ne facilite pas le travail de deuil, par la peur d’en parler et d’être jugé. La souffrance de la perte est ainsi souvent amplifiée par ce tabou et ce « devoir de réserve » imposé par les autres. Parce qu’elle en devient confinée et intériorisée, cette douleur de la perte peut faire obstacle à la fin du deuil. Il ainsi important pour les propriétaires endeuillés de trouver une écoute, soutien et compréhension…et de s’adresser pour cela à des professionnels du domaine animalier ou à d’autres propriétaires d’animaux, plus à même de comprendre et de se projeter.

 

Quelles solutions existent à la mort de mon chien ou de mon chat ?

 

Même si certains propriétaires privilégient l’enterrement (dans leurs jardins ou en cimetière animalier), la pratique la plus répandue, surtout en milieu urbain, est l’incinération. On distingue l’incinération individuelle de l’incinération collective. Lors d’une crémation individuelle, l’animal est incinéré seul dans un four. Les cendres sont recueillies à l’issu de la crémation et remises au propriétaire (s’il le souhaite) avec un certificat de crémation individuelle. Pour une crémation collective, les animaux sont incinérés en commun dans un four adapté et les cendres ne sont pas récupérables et épandues.

L’incinération de son animal de compagnie passe généralement par le biais des vétérinaires. D’autres solutions existent égalemnt, comme de se rendre soit même au crématorium animalier ou de faire appel aux services de pompes funèbres animalières.

 

* source sondage IPSOS 2008 pour la Fondation 30 Millions d’amis


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