Reprendre un animal après le décès de son chien ou de son chat
Bonne ou mauvaise idée ?
Comprendre la nature du manque…
Au moment du décès de son chat, de son chien ou de tout autre animal de compagnie, l’absence de ce dernier se fait cruellement ressentir. Au quotidien, il faisait parti du foyer, avec ses joies et ses habitudes. La sensation douloureuse d’une maison « amputée » est courante et naturelle. Pour remplir ce vide laissé par le compagnon à 4 pattes disparu, certains propriétaires reprennent rapidement un nouveau chien ou chat.
Même si cela peut en effet mettre du baume au cœur d’accueillir un nouveau membre au sein du foyer, il est important d’identifier la nature du manque que l’on éprouve : il est nécessaire de ne pas confondre le manque de SON animal décédé avec le manque d’avoir UN animal dans son foyer. Reprendre un chien ou un chat, pourquoi pas mais avant cela : êtes-vous prêts pour ça ?
Les risques liés à une adoption trop précoce
Lors de l’adoption d’un nouvel animal de compagnie, il est courant de le comparer régulièrement à celui qui a disparu. Cela est d’autant plus vrai que les propriétaires ont souvent tendance à choisir un animal de la même race que le précédent, parce que c’est une race qui leur plait et qu’ils ont connu des moments de bonheur avec leur animal défunt. Si la comparaison est en soi naturelle, elle peut devenir dangereuse lorsque les propriétaires n’ont pas pris le temps de faire le deuil de leur animal disparu. La comparaison peut alors devenir quasiment systématique avec différents risques : le risque de rejet du nouvel animal (parce qu’il n’a pas le même caractère que le précédent, ne correspond pas aux habitudes que l’on avait avant) ou le risque de troubles comportementaux chez le nouvel animal (parce que l’on « décharge » sur lui la tristesse ou le manque d’affection et qu’il ne trouve pas sa place).
Le risque de dépression existe également lors d’une adoption trop précoce. Même si l’envie d’accueillir un nouveau chien ou chat était forte, les propriétaires risquent à postériori d’être en dépression car ils ont finalement la sensation d’avoir « trahi » le précédent et viennent à se culpabiliser.
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Prendre le temps de faire son deuil
Comme il ne faut pas adopter un animal sur un coup de tête, il ne faut pas non plus le faire sur « un coup de blues ». Lorsqu’un chien ou un chat qui a partagé le foyer pendant de nombreuses années disparaît, il est tout à fait naturel d’être dans le deuil. Avant d’adopter un nouvel animal, il est important que le travail de deuil soit quasiment achevé pour que ce dernier ne soit pas « le remplaçant » mais bien le « nouveau membre » de la famille. Alors chacun aura sa place : l’animal précédent dans la mémoire et dans le cœur, le nouveau dans le quotidien avec une place nouvelle dans le cœur.









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