Ecrit le 28/02/2012

Voir partir les siens est toujours une épreuve douloureuse.

Perdre ses parents nous ramène à notre enfance.

Lors des derniers moments, on se rappelle les souvenirs de notre enfance, de notre jeunesse

Les bons et les mauvais affluent à notre mémoire, on voudrait parfois les embellir, ne se souvenir que des moments heureux, gommer les conflits, les regrets.

Mais ces moments ultimes sont aussi le temps du pardon, de l’affection et de la douleur.

 

 

 

A Maman

 

Ma mère se meurt doucement
Oh ! Elle n’est pas partie encore
Mais son regard est déjà mort
Alanguie dans son fauteuil
Tel un bateau sur un écueil
Le geste suspendu, elle dort

 

Elle n’est plus qu’un long silence
Encore là mais déjà en partance
Son corps lentement s’est tassé
Son regard, de lumière s’est vidé
Sa bouche tristement s’est affaissée
Comme une fleur, elle s’est fanée

 

Ma mère se meurt doucement
La maladie a eu raison de sa vie
Elle qui avait tant d’énergie
De courage et de coquetterie
Ne bouge plus dans son fauteuil
Devenu son dernier port d’accueil

 

Ma mère se meurt doucement
Et j’ai mal à mon enfance
Je suis maintenant si loin d’elle
Je voudrais effacer nos querelles
Echanger encore un baiser
Se dire adieu dans la paix…

Attends-moi, Maman, je reviens !

2004