Virginie Pons

Accompagnant bénévole JALMALV

Des rencontres au cœur de la vie.

Après un cursus de sensibilisation et de formation qui s’est déroulé sur presque deux années organisé par l’association JALMALV je suis entrée dans le vif du sujet.

Expérience toute nouvelle puisque j’ai commencé les rencontres il y a deux mois avec les patients d’un service d’oncologie dont certains lits sont dédiés aux soins palliatifs.

Tout d’abord, un accueil bienveillant par l’équipe soignante ; les infirmières, médecins, ils partagent avec nous en toute simplicité, nous accueillent dans leur local où ils se retrouvent pour planifier, échanger…

Les propos que j’entends sont toujours empreints de respect et d’un grand souci de recherche pour soulager le malade.

Nous nous partageons les chambres avec mon binôme et nous faisons le point, le plus souvent avec une infirmière, elle nous renseigne sur l’état du patient, son moral, ses fragilités et son entourage. 

Lorsque je frappe à la porte du patient je ne sais pas comment cette personne va vivre ma rencontre, mais curieusement peu d’étonnement et un accueil bien souvent chaleureux si son état le permet et beaucoup de remerciements quand je quitte la chambre. Si les patients sont accompagnés un ou des proches, des échanges avec eux s’amorcent tout naturellement dans la plupart des cas.

 

Avec mon petit recul de deux mois, je dirais qu’à ce jour je vis ce bénévolat de façon légère sans ressentir tout ce que l’on peut lier à la maladie et à la mort. Bien sûr, ces deux états sont là, omniprésents, ne serait-ce que par la réalité matérielle, mais ce n’est pas ce qui ressort des échanges. Lorsque l’on dit que la vie est là jusqu’au bout, c’est vrai, et c’est ce regard qui prévaut sur les autres.

Jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas rencontré de patients qui se plaignaient des soignants et de leurs comportements, bien au contraire, j’en suis étonnée, agréablement surprise.

Lorsque je parle à mon entourage de ma démarche il y a souvent un mouvement de recul, d’incompréhension. La mort, la maladie ; c’est toute la peur qui s’impose, c’est ce qu’il faut occulter pour mieux vivre. Les rencontrer sans à aprioris c’est aussi démystifier ce qui effraie autant. Des hommes, des femmes, des jeunes parfois et même souvent, qui sont confrontés à des instants ultimes. La souffrance est là, tapie dans les corps et les cœurs, mais tant que ces cœurs battent ne devons nous pas tout simplement les écouter et accepter avec eux ce que souvent nous refusons d’entendre et de voir ?

Liste des associations Jalmalv en France


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